L’objection est presque toujours la même : « si la brochure est générée automatiquement, elle ressemblera à toutes les autres ». Elle repose sur une confusion entre automatiser la fabrication d’un support et standardiser son contenu. Une brochure générée depuis le SIT peut avoir sa charte, ses libellés, son ordre de rubriques, ses pictogrammes, ses pages éditoriales et son ton, parce que tout cela est défini dans le modèle, une fois, et appliqué à chaque génération. Ce qui est automatisé, c’est la répétition, pas le choix.
D’où vient l’objection
L’objection vient d’expériences réelles : des exports bruts du SIT collés dans un document, des widgets touristiques en iframe avec la charte du fournisseur, des « brochures automatiques » qui alignaient des fiches identiques sur fond blanc. Dans ces cas, l’automatisation a été faite au détriment de la présentation, et le résultat était effectivement générique.
Mais la cause n’est pas l’automatisation. C’est l’absence d’un niveau intermédiaire entre la donnée et le support, l’endroit où l’office décide comment la donnée doit apparaître. Quand ce niveau existe, la brochure automatisée est aussi personnalisée que le modèle qu’on a pris le temps de construire.
Trois niveaux à distinguer
Une brochure touristique combine trois choses : la donnée (ce que dit la fiche), la mise en forme de cette donnée (comment chaque champ apparaît) et l’identité du support (charte, structure, éditorial). La personnalisation se joue sur la mise en forme et l’identité ; l’automatisation ne touche que la production. Les confondre conduit à croire qu’il faut choisir.
La donnée vient du SIT et n’est pas modifiée : c’est la condition pour que le support reste juste. La mise en forme se définit champ par champ. L’identité se définit par modèle. Les deux sont des choix de l’office, faits une fois et rejoués à chaque génération.
Niveau 1 : personnaliser l’affichage de la donnée sans la ressaisir
La donnée du SIT peut être présentée très différemment d’un office à l’autre sans être modifiée : un champ renommé, un descriptif tronqué à trois lignes, une capacité affichée « 4 personnes » au lieu de « 4 », une mention qui n’apparaît que si le prestataire accepte les animaux. C’est le rôle du système de blocs de Pylot Bridge.
Concrètement, le système de blocs permet de réorganiser et renommer les champs, de tronquer les descriptifs, d’ajouter des préfixes texte et des suffixes automatiques aux valeurs numériques (capacités, tarifs), d’afficher un élément sous condition de la valeur d’un champ, de remplacer des listes par des pictogrammes et de mettre en forme les champs multiples en étiquettes, colonnes, tableau ou ligne. Deux offices connectés au même SIT avec les mêmes fiches obtiennent deux brochures qui ne disent pas la même chose de la même façon. Le détail est sur la page personnalisation et blocs.
Niveau 2 : la mise en page
La mise en page d’une brochure automatisée est portée par un gabarit : la disposition des fiches sur la page, le nombre de colonnes, la place de la photo, la typographie, les couleurs. Pylot Bridge propose un catalogue de plus de 70 gabarits d’édition, dont deux inclus dans l’abonnement, et plus de 200 combinaisons de gabarits d’affichage pour le web.
Quand le catalogue ne suffit pas, le gabarit se conçoit sur mesure à partir de la maquette de l’office, avec un habillage graphique dédié ou une déclinaison d’un gabarit existant. Le gabarit est ensuite réutilisé indéfiniment : l’investissement se fait une fois, la brochure sort chaque semaine avec la même identité. C’est exactement le rapport inverse de la mise en page manuelle, où la personnalisation se repaie à chaque parution. Les tarifs détaillent ces options.
Niveau 3 : l’éditorial et la structure
Un modèle d’édition n’est pas une suite de fiches. Il se compose de pages de nature différente : couverture dynamique, sommaire dynamique, légende des pictogrammes, rubriques dynamiques alimentées par le SIT, pages rédactionnelles importées telles quelles, pages image ou PDF, pages de notes, insertions publicitaires, sauts de page. L’éditorial de l’office (édito du président, texte de destination, focus sur un événement) entre dans le modèle comme une page rédactionnelle et se retrouve dans chaque génération.
C’est ce qui permet à une brochure automatisée d’avoir une structure narrative : ouvrir sur un texte, enchaîner sur les incontournables, intercaler une double page image entre deux rubriques, fermer sur les informations pratiques. La partie automatisée (les rubriques) est encadrée par une partie éditoriale stable. Le module est décrit sur la page module Éditions.
Où l’automatisation doit s’arrêter
Certains supports ne relèvent pas de l’automatisation et il faut le dire : le magazine de destination, la brochure image de la marque territoriale, le document événementiel unique. Leur valeur tient à une mise en page composée à la main, photo par photo, et ils paraissent une fois. Les automatiser n’a pas de sens.
La ligne de partage est la répétition. Un support qui sort plusieurs fois par an avec la même structure et des données qui changent (agenda, guide des hébergements, guide de la restauration, semainier, guide d’accueil, guide thématique) gagne à être automatisé, et sa personnalisation se fait dans le modèle. Un support unique dont la structure est elle-même le message reste manuel, en récupérant si possible sa donnée structurée depuis le SIT pour éviter les erreurs.
Ce qui s’automatise, ce qui reste un choix
| Élément | Automatisé | Choix de l’office (dans le modèle) |
|---|---|---|
| Contenu des fiches | Oui, depuis le SIT | Sélection des fiches et des champs |
| Libellés, ordre, troncature, pictogrammes | Appliqués à chaque génération | Définis dans le système de blocs |
| Mise en page, typographie, couleurs | Appliquées à chaque génération | Gabarit catalogue ou sur mesure, habillage |
| Structure du document, pages éditoriales | Assemblées à chaque génération | Composées dans le modèle |
| Publicités | Insérées selon la programmation | Emplacements et périodes |
| Parution et mise en ligne | Planificateur | Fréquence et destinations |
| Magazine ou brochure image | Non | Mise en page manuelle |
Questions fréquentes
Une brochure générée automatiquement depuis le SIT est-elle forcément générique ?
Non. La donnée vient du SIT mais sa présentation (libellés, ordre, troncature, pictogrammes), la mise en page (gabarit, charte) et la structure éditoriale (couverture, pages rédactionnelles, sommaire) sont définies par l’office dans le modèle et appliquées à chaque génération.
Peut-on utiliser sa propre charte graphique ?
Oui. Pylot Bridge propose environ 70 gabarits au catalogue et permet de concevoir un gabarit sur mesure à partir de la maquette de l’office, avec habillage graphique dédié. Le gabarit est réutilisé à chaque parution.
Peut-on ajouter des textes éditoriaux dans une brochure automatisée ?
Oui. Le modèle d’édition accepte des pages rédactionnelles importées telles quelles, des pages image ou PDF et des insertions publicitaires, intercalées entre les rubriques dynamiques alimentées par le SIT.
Quels supports ne faut-il pas automatiser ?
Les supports uniques dont la mise en page composée à la main est le message : magazine de destination, brochure image de marque territoriale, document événementiel ponctuel. L’automatisation concerne les supports récurrents à structure stable.